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À Wall Street, la correction des valeurs technologiques ravive les doutes sur les dépenses d’IA

Le Nasdaq a reculé de 2 % sur la semaine et de 5,3 % en octobre, après un regain d’enthousiasme pour l’IA suivi de résultats décevants et de questions sur le financement des investissements.

1 Nov, 09:47 · 2 sources · 2 min

À Wall Street, la correction des valeurs technologiques ravive les doutes sur les dépenses d’IA

La Bourse américaine a de nouveau fait les frais, la semaine dernière, de la nervosité entourant l’intelligence artificielle. Le Nasdaq, qui avait gagné plus de 2 % jusqu’au mercredi, a perdu 1,4 % jeudi puis près de 3 % vendredi, pour un recul de 2 % sur la semaine et de 5,3 % en octobre, selon CNBC ; la NZZ am Sonntag évoque une baisse de 3,5 % du Nasdaq-100 vendredi. Au-delà du mouvement boursier, la séquence porte sur le financement et la rentabilité des investissements dans les infrastructures d’IA, au cœur des valorisations des groupes technologiques et des fabricants de semi-conducteurs.

Le retournement a suivi un début de semaine porté par l’IA : le dépôt de dossier d’introduction en Bourse d’Anthropic et le profit trimestriel record de SK Hynix ont soutenu le secteur, l’ETF iShares Semiconductor (SOXX) gagnant environ 9 % sur les trois premières séances, selon CNBC. Les résultats de grands groupes ont ensuite pesé. Intel a présenté jeudi soir des perspectives jugées faibles, et son action a chuté de plus de 28 % vendredi pour CNBC, de 29 % pour la NZZ am Sonntag. Alphabet a perdu environ 12 % jeudi, au lendemain de résultats inférieurs aux attentes et d’un flux de trésorerie disponible négatif ; sa capitalisation aurait fondu de 500 milliards de dollars en une séance, selon la NZZ am Sonntag. Microsoft a livré une croissance d’Azure de 48 % avec des dépenses d’investissement inférieures aux attentes, et son titre n’a reculé que de 0,5 % sur la semaine. Amazon a manqué ses prévisions, son action cédant 1,4 % vendredi.

Les investisseurs privilégieraient désormais la discipline financière et la visibilité sur les retours des dépenses d’IA, plutôt que l’expansion à tout prix, selon CNBC. La NZZ am Sonntag va plus loin dans une analyse d’opinion : Alphabet ne pourrait plus financer son infrastructure d’IA par ses flux de trésorerie et devrait lever des capitaux, tandis que ses services d’IA affecteraient ses revenus publicitaires. Le chroniqueur soutient que les investissements ne seront jamais récupérés, les puces représentant environ 60 % des coûts d’un centre de données moderne, se dépréciant vite, avec en outre des coûts électriques et des intérêts calculés à environ 10 % par an. Il juge toutefois que la bulle de l’IA n’éclate pas encore et attribue l’incertitude aux élections de mi-mandat américaines.

La Fed a maintenu ses taux mercredi, mais son président, Kevin Warsh, a tenu un discours ferme sur l’inflation, et les investisseurs anticipaient toujours une hausse en décembre, selon CNBC ; ce contexte renforce les inquiétudes sur l’endettement des groupes technologiques. Prochain test cité pour le commerce de l’IA : l’introduction en Bourse d’Anthropic. La réunion de la Fed de décembre constitue l’autre échéance à suivre.

Sources

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